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Certains notaires sont aussi pervers avec leurs collaborateurs qu'avec leurs clients

Certains notaires sont aussi pervers envers leurs clercs et collaborateurs qu'envers leurs clients

 

_ Je relaye ici le témoignage très émouvant d'Alain, du Lot, jeune clerc passionné par son métier

 

une expérience très pénible avec un notaire a failli le faire renoncer définitivement à sa carrière

 

Je lui laisse la parole

 

Bonjour,


_Je voulais témoigner d'une de mes premières expériences dans le notariat qui ont failli mettre un terme à ma jeune carrière.

Je souhaiterai que ce témoignage reste anonyme...

"Depuis le début de mes études de droits mon choix s'est tourné vers le notariat.

 

_Une véritable vocation résonnait en moi. Mes premiers stages m'ont permis d'appréhender le métier de notaire. Le côté humain, le côté juriste et expert du droit, ainsi que le côté chef d'entreprise avec ses avantages et ses inconvénients.

_Crise oblige mon premier tuteur, notaire de campagne n'a pas pu me proposer de contrat, l'effectif étant à l'époque au complet.

J_'ai donc continué mes études jusqu'à trouver un autre office prêt à m'accueillir.

_Après plusieurs lettres de motivation et de CV, l'un d'eux me répond.
Je passe un entretien où on me fait clairement savoir qu'on souhaitait me former au mieux, pour devenir notaire et succéder à mon futur tuteur.

_J'ai ressenti une grande joie, une fierté immense face à l'opportunité qui se profilait. La crise de 2008 était encore bien présente et peu d'office recrutait à l'époque...

_Mon contrat commença donc un beau jour de juillet.
Les premières semaines se passaient bien,  j'apprenais tous les jours de nouvelles choses. Je pouvais assister au rendez vous de signature de mes actes et pouvait constater l'aboutissement de leur rédaction.

_Puis les semaines passèrent et le début de la descente aux enfers commença.
Mon notaire buvait beaucoup, et cela se faisait ressentir sur son humeur.

_Les jeunes clercs comme moi font tous des erreurs, le notaire est la pour son devoir de contrôle et de réflecture et la bas je n'y avait pas le droit, tout devait être parfait.

_Au bout de 4 semaines je fus convoqueé pour une simple erreur d'état civil. La cliente avait divorcé 3 fois et j'avais oublié une mention.
Lors de cet entretien je fus insulté et menacer de licenciement si cela se reproduisait.

_Les jours passèrent et la peur de faire une erreur s'installa. C'était terrifiant. Chaque réception d'acte était un calvaire et je ne pouvais plus rien faire à part prier que le téléphone ne sonne pas lors de la réception.

_Des humiliations devant les collègues, devant les clients. Des cris, des hurlements, tel était devenu mon quotidien.

_Je me sentais inutile, incompétent...
Je tombais malade, j'ai commencé à perdre mes cheveux, du poids. Chaque jour à subir ces craintes devenait de plus en plus dur.

_Chaque brimade était généralement accompagnée le jour suivant ou le soir même d'un encouragement, on me disait qu'on me malmenait pour mon bien, pour que j'évolue. C'était ni plus ni moins du management par la terreur.
On me détruisait psychologiquement.
Mon notaire était un pervers narcissique.

 

_La dernière convocation a été trop loin, il était clairement enragé et les mots connard et grosse merde ont été employés. Textuellement...

_C'est ce jour là que j'ai décidé de franchir le pas et de démissionner, au bout de trois mois d'horreur en compagnie de ce notaire.

_Après cette expérience, j'ai voulu arrêter, abandonner. Mais heureusement j'ai trouvé une meilleure étude dans laquelle je me suis épanoui.

_Merci d’avoir pris le temps de lire cette histoire.

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