L’avocat a expliqué que Philippe Chabert était "très isolé et dans un état dépressif. Il ne souhaitait pas participer à la promenade carcérale. Lors d’une de ces promenades, alors qu’il était seul dans sa cellule, il aurait découpé les draps en lanières, les aurait assemblés et accrochés à un meuble pour faire contrepoids, puis se serait pendu à la paroi de douche. Les surveillants l’ont retrouvé en arrêt cardio-respiratoire, probablement dans la nuit de samedi à dimanche."
Une première tentative de suicide le 12 juin
Selon son avocat, ce suicide intervient après une première tentative le 12 juin, lors de laquelle il avait absorbé la totalité des médicaments à sa disposition. Bertrand Salquain s’interroge sur la surveillance dont il a bénéficié et sur la pertinence de son placement en maison d’arrêt, alors qu’il nécessitait un suivi psychologique spécifique. "Je comprends mal pourquoi il a été placé en maison d’arrêt alors qu’il avait besoin d’un suivi psychologique", a-t-il déclaré, ajoutant que Philippe Chabert ne recevait plus de lettres de sa compagne, "ses courriers étant séquestrés."
L’avocat a également rappelé que Philippe Chabert n’avait pas encore été entendu par le juge d’instruction. "C’est le symptôme d’une justice qui est sous l’eau", a-t-il indiqué.
Le 9 mai, l'absence d'une mineure de 13 ans dans son collège avait conduit l'établissement scolaire à alerter sa mère. "Ayant découvert un message du père sur les réseaux sociaux, (la
mère) a provoqué l'intervention des secours qui ont découvert le corps sans vie de la jeune fille", dont la mort "remonterait au 7 mai en soirée", avait alors fait savoir le procureur de la République d'Angers Éric Bouillard.
Le père "était retrouvé en vie bien qu'ayant visiblement absorbé des
médicaments".

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